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L’Electrostimulation Intramusculaire Périneurale (EIP)  est une technique que nous avons développée dans notre centre, et continuons de développer.

De nombreux travaux dans le domaine de la neurophysiologie, en particulier les travaux du Dr Geoffrey Bove (Chiropracteur américain) ont permis de comprendre un peu mieux les douleurs myofasciales.  Nombre de ces douleurs  seraient la résultante d’une irritation inflammatoire continue de certains récepteurs à la douleur (nocicepteurs) situés en surface des nerfs périphériques (nervi nervorum).

Les anglo-saxons parlent de nociception ectopiqueLa stimulation continue de ces nocicepteurs expliquerait « la diffusion » de la douleur aux structures musculaires situées en périphérie immédiate des nerfs , entrainant alors leur contracture, ainsi qu’au niveau des terminaisons nerveuses à distance de cette stimulation.  Cette inflammation péri-neurale pourrait également perturber  le flux axoplasmique (transport de molécules au sein du nerf), diminuant le seul d’excitabilité des nocicepteurs.  Enfin cette stimulation nociceptive ectopique serait également  à l’origine d’un autre mécanisme, dit « d’inflammation neurogène » pouvant expliquer des mécanismes « inflammatoires » persistant à distance d’une lésion structurelle initiale (que ce soit au niveau d’un muscle ou d’un tendon  ou d’un ligament …) et renforçant par là , la stimulation nociceptive.  Il s’agit là d’un véritable cercle vicieux, pouvant permettre d’expliquer en partie,  certaines douleurs chroniques dite myo-fasciales.  

Les nerfs ont la possibilité d’être étirés jusqu’à 15% de leur longueur , au-delà de quoi survient une ischémie (un arrêt de la perfusion vasculaire du nerf qui prive ses cellules d’oxygène ).  Cette ischémie conduit à une inflammation, qui comme décrit plus haut , est la composante pivot de la douleur chronique myo-fasciale.  

Normalement les nerfs « glissent » sans restriction au niveau des différentes interfaces qu’ils traversent. Cependant aux endroits où ils se divisent / bifurquent et deviennent perpendiculaires à leur interface, les nerfs sont beaucoup plus sujets à la compression et donc à l’ischémie lors de leur étirement. Ceci entraine alors une cascade inflammation –  douleur – contracture  qui s’auto-entretient. Certaines données pourraient nous laisser envisager qu’au niveau de ces zones de contractures persistantes, sous l’effet  d’une ischémie locale, des phénomènes d’adhérence se mettent en place entre les différentes structures concernées. 

L’échographie, nous permet d’étudier le mouvement des nerfs au niveau de leur passage dans les différents défilés/interfaces «  à risque » , mais également de rechercher la présence de petits œdèmes intra ou péri neuraux. Si l’examen est positif,   nous réalisons alors une électro-stimulation écho-guidée (EIP)  , de chacun des muscles de l’interface péri-neurale. Les effets sur la contracture sont immédiats . On peut envisager que l’électro-stimumation ait un effet sur les éventuelles adhérences, qui sont alors “rompues” par la contraction involontaire et isolée des différents muscles concernés. Nous constatons également un effet antalgique local pouvant s’expliquer par la théorie dite du « Gate Control » ou par l’activation de certaines voies neurologiques intervenant dans le contrôle de la douleur. Nous pensons, que l’ensemble de ces effets permet très probablement de  « casser » la boucle vicieuse ‘ischémie – inflammation – douleur  – contracture’.